Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur email

Préserver la ressource en eau, un enjeu d'avenir pour toutes et tous

Vitale aussi bien pour les écosystèmes que pour les activités humaines, l’eau est aussi une ressource menacée. Pour assurer une gestion concertée et durable de l’eau en Garonne Amont, le Conseil départemental de Haute-Garonne et ses partenaires institutionnels ont choisi la voie du Projet de territoire. Cet outil vise à fédérer chaque acteur concerné autour d’une réflexion commune, d’où doit découler un plan d’actions concrètes. Entrepreneur, agriculteur, représentant associatif, habitant, élu local : chaque personne présente sur le territoire est, à un titre ou à un autre, usagère de l’eau. Voici pourquoi chacun est appelé à s’informer, à faire part de son avis et à débattre.

Presentation-du-bassin

Des Pyrénées espagnoles jusqu’à Portet-sur-Garonne : le bassin Garonne Amont

Le territoire de Garonne Amont désigne le bassin versant de la Garonne et de ses affluents, depuis la source dans le Val d’Aran jusqu’à sa confluence avec l’Ariège, à Portet-sur-Garonne. Il s’agit d’un ensemble caractérisé par une richesse en eau certaine, quoique menacée.

Cet ensemble géographique s’étend sur 5 828 km² et compte 230 000 habitants, principalement en Haute-Garonne mais pour partie également en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées et en Espagne : un territoire géographiquement très divers, s’étendant de la haute montagne à la zone urbaine en lisière de l’agglomération toulousaine, en passant par des zones de piémonts et de plaines.

À noter que le projet de territoire Garonne Amont prend en considération, au-delà de son périmètre géographique, l’aire urbaine de Toulouse, les exportations d’eau via les canaux de Saint-Martory et de la Neste, et plus généralement l’aval de la Garonne. La gestion et le partage de l’eau représentent en effet une composante historique et essentielle de la solidarité territoriale.

Elevage d'esturgeons à Bossost

Eau potable, agriculture, industrie… les multiples usages de l’eau

Les usages de l’eau sur le bassin Garonne Amont sont très divers et entraînent des effets variés sur la ressource.

C’est l’irrigation qui représente la majeure partie de l’eau consommée sur le bassin Garonne Amont (64%). L’eau potable représente 29% des volumes consommés, les 7% restants étant consommés par l’industrie (production hydroélectrique, papeteries, granulats, chimie …).

L’eau représente pour le territoire un élément très structurant, non seulement du point de vue écologique, mais aussi parce que ses usages contribuent à façonner la démographie et l’urbanisme (y compris dans sa composante touristique), l’économie, les paysages…

Etiage de la Garonne à Saubens

Le fleuve face au changement climatique

La situation de la ressource en eau en Garonne Amont se dégrade. En été et au début de l’automne, les étiages sont de plus en plus sévères : sur les 30 dernières années il a manqué au moins 13 millions de m³ une année sur 5, pour répondre aux différents usages et aux besoins des milieux. Cette tendance est appelée à s’aggraver : si les diverses projections réalisées par les scientifiques à l’horizon 2050 s’avèrent plus ou moins pessimistes, toutes concluent à une nette augmentation des températures et donc de l’évapotranspiration, de même qu’à la diminution et à la fonte précoce du manteau neigeux. Ces phénomènes diminueront l’eau disponible pour alimenter les cours d’eau.

Démontrées scientifiquement, ces menaces représentent un constat inquiétant, mais qui interdit tout fatalisme : au contraire, c’est une obligation d’agir qui s’impose à tous, pour anticiper les effets du changement climatique et adapter nos usages de l’eau en conséquence.

Pêche à la truite à Fos / 002989

Une biodiversité riche mais menacée

Le bassin Garonne Amont abrite une biodiversité particulièrement riche, notamment de par la variété des milieux qu’il renferme : montagne, piémont, plaines, zones humides, etc. Poissons, oiseaux, mammifères et amphibiens peuplent ces régions, où leur présence peut s’avérer un indicateur fiable de la qualité des milieux.

Les activités humaines et le changement climatique font peser le risque de profondes altérations de ces écosystèmes, par la modification de plusieurs paramètres (variation des températures, altération de la morphologie des cours d’eau ou de la granulométrie des alluvions, etc.). Les impacts de ces mutations s’additionnent pour, en bout de chaîne, produire une dégradation écologique globale qui finit par impacter également l’activité humaine sur le territoire (baisse de la ressource en eau, protection contre les crues, pêche…).

Découverte faune et flore du Soumès / 019936

Une démarche pour répondre aux enjeux de demain

Le projet de territoire Garonne amont s’appuie sur l’instruction gouvernementale du 4 juin 2015. Celle-ci définit les projets de territoires, avec pour objectif de mettre en œuvre une gestion quantitative de la ressource en eau reposant sur une approche globale de la ressource disponible par bassin versant.

Participer au projet Garonne Amont, c’est chercher à :
– préserver l’eau, en qualité comme en quantité, à court terme comme à long terme ;
– développer le territoire de manière équilibrée, respectueuse des écosystèmes et des différents usages ;
– construire ensemble le diagnostic du territoire et les actions qui en découleront.

Une gouvernance partenariale

Une gouvernance partenariale

Le projet Garonne Amont est piloté par le Conseil départemental de la Haute-Garonne, maître d’ouvrage du projet (délibération du 17/12/2017 ). Il est accompagné  de plusieurs partenaires institutionnels, rassemblés dans un comité de pilotage constitué du CD31, de l’État, de la Région Occitanie, des conseils départementaux de l’Ariège, du Gers et des Hautes-Pyrénées, ainsi que de l’Agence de l’eau Adour-Garonne. Deux autres institutions sont également associées à ces réflexions : Toulouse Métropole et la Confédération hydrographique de l’Ebre.

Le CD31 et ses partenaires assurent la gouvernance de ce projet de territoire et pilotent la démarche de co-construction qui préside à son élaboration. Ce dialogue citoyen sera suivi par deux garants désignés par la Commission nationale du débat public, qui veilleront à la qualité des échanges.