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Pour la préservation des ressources et contre de nouvelles retenues, AMPER TOS groupe Pyrénées

Association ANPER TOS (Odars) | 19/06/2019
N°13 | Eau & agriculture, Eau & biodiversité, Eau potable & usages domestiques, Eau, industrie & énergie

Après avoir participé aux 3 premiers ateliers Garonne amont, entendu le discours catastrophiste du Bureau d’étude EAUCEA et les pros barrages bien présents concernant le manque d’eau dans l’horizon 2050 alors qu’il tombera d’après les experts la même quantité d’eau mais pas aux endroits et quand certains le voudraient.
Il est temps pour le bassin Adour-Garonne de réorienter les politiques de gestion quantitative vers une gestion moins gourmande, moins dépendante des stockages d’eau et plus respectueuse du cycle terrestre d’infiltration, et de ses systèmes aquatiques.

En effet près de 3 milliards de m3 sont stockés dans le bassin Adour Garonne : Dont 2.3milliards sont pour les barrages hydroélectriques de quoi largement contribuer au 345 millions de m3 dédiées au soutien d’étiage qui doivent être répartis, sans gaspillage. De plus avec un parc nucléaire le plus grand d’Europe, un réseau hydroélectrique important, un parc éolien et solaire qui ne cesse d’augmenter, nous ne pouvons manquer d’électricité et pouvons d’ailleurs réduire ou supprimer les consommations inutiles.
Le discours d’EDF qui traine également pour rétablir la continuité écologique, en nous annonçant qu’il ne pourrait plus soutenir les débits d’étiage ne tient pas la route.
900 millions de m3 pour l’agriculture qui traine à changer de mode de culture moins polluante et gourmande en eau. Car si certains sont passés à l’agriculture biologique ou agrobiologique que nous tenons à féliciter, les demandes en volume d’eau ainsi que les volumes autorisés restent inchangés que ce soit en Ariège ou en haute Garonne alors que les consommations sont en baisse.
Il est également urgent que les cultures intensives irriguées et polluantes disparaissent de notre région pour la santé de nos concitoyens et enfants, en bannissant également les élevages intensifs (projet 6000 porcs dans les hautes Pyrénées) ou les méthaniseurs agro-industriels qui pérennisent ces modes de cultures et d’élevages.
20 millions de m3 pour l’industrie, quand on entend également le discours d’un membre du conseil d’administration de l’agence de l’eau qui préconise de faire des réserves pour faire venir des entreprises ou industriels et que l’on regarde les friches industrielles comme ceux de Pechiney et les crassiers que l’on recouvre d’une géomembrane afin éviter l’infiltration et les ruissellements polluants dans nos cours d’eau comme la Pique ou Garonne.
Ou le président de l’Unicem qui nous parle de développement durable et que l’Entreprise industrielle Denjean , annonce sur son site qu’ « elle s’engage dans une politique de respect de l’environnement reposant sur la mise en place de bonnes pratiques d’exploitation visant à limiter les impacts environnementaux et sur une politique de concertation active ». Qu’en réalité depuis 2009, dans l’Ariège à Saverdun, elle pille les ressources pour les générations futures en mettant également à jour les nappes phréatiques ou en polluant certaines avec leur comblement par des « déchets inertes ou ceux du BTP » qui lui rapporte plus que l’extraction.
Pour ce qui est de l’eau potable même avec une augmentation de la population soit environ 1.5 million d’habitant en plus en 2050 dans le bassin, nous avons 100 millions de m3 pour 7 millions d’habitants donc le déficit et déséquilibre ne peut être aussi important que les chiffres annoncés (200-250 millions de m3). Sachant qu’une ville comme Toulouse rejette dans la Garonne 90% de l’eau qu’elle consomme. Ou là aussi des économies d’eau peuvent être réalisés ou je m’attarderais pas sur le sujet mais connus des services et instances concernées..
En conclusion que ce soit l’industrie où l’agrobusiness, aucun n’est prêt à faire des efforts rapidement concernant la préservation de nos ressources en eau et n’ont qu’un seul but financier pour certains
Nous sommes donc contre ce projet Garonne amont avec la création de retenues afin de remplacer le projet CHARLAS ou celui du remplissage du barrage de MONTBEL par le Touyre.
Pour ANPER TOS Pyrénées

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