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Accordons plus d’eau à l’agriculture, stockons l’hiver, plantons plus de maïs et de sorgho.

nicolas aubouy (aussonne) | 02/09/2019
N°33 | Eau & agriculture, Eau & biodiversité

Bonjour,
Producteur maraîcher au nord de Toulouse, je suis terrifié par les remarques de mes concitoyens sur l’irrigation agricole. La distance entre le monde agricole et les particuliers est effarante.
1 – oui nous devons arroser jour et nuit car nos installations sont dimensionnées pour cela, cela coûterait trop cher de les multiplier par deux tout cela pour n’arroser que la nuit.
2 – oui il est plus écologique d’arroser du maïs et du sorgho que toute autre culture, rappelons que le maïs utilise (et le sorgho aussi) 238l d’eau pour 1 kg de matière sèche alors que les autres cultures ont besoin de 638l d’eau… Donc n’arrêtons pas d’arroser du maïs et du sorgho, au contraire, c’est plus écologique
3 – oui les agriculteurs irrigants remplissent les nappes et contribuent à préserver la biodiversité. Sans irrigation, nos abeilles, lièvres, chevreuils et autres seraient morts de soif. C’est particulièrement utile au nord du département. Il faut continuer à irriguer, c’est vital surtout en épisodes secs plus longs.
4 – oui les agriculteurs payent leur eau et en concertation avec tous les utilisateurs stockent des volumes prédéterminés, ils ne volent pas l’eau! Ils l’ont achetée.
5- oui il est nécessaire de stocker davantage l’eau l’hiver. Une retenue, ce sont des zones humides, des soutiens au débit d’étiage, un remplissage des nappes par percolation. Sans les retenues d’eau, Golfech aurait explosé et la Garonne et ses affluents seraient vides de poissons, rappelons le. Nous sauvons la biodiversité. Nos voisins européens stockent deux fois plus d’eau que nous, notre agriculture va disparaître si nous ne créons pas davantage de réserves hivernales.
6- je suis effaré de voir des jardins verts en restriction d’eau. Arrêtez en périphérie urbaine de pomper dans la nappe, laissez la pour les productions alimentaires. Soyez écolos! Entourée de lotissements, mon exploitation est la seule susceptible d’être contrôlée sur les prélèvements d’eau, hors chacun de mes voisins a un puits! Et ils sont nombreux. Pourquoi les particuliers peuvent ils puiser en toute impunité d’énormes volumes alors que nous devons montrer patte blanche? Interdisez les puits sur nappes. C’est mauvais pour tout le monde, sauf pour le gazon.

Les commentaires

Prélever la ressource en eau et en biodiversité pour notre survie collective

Helene Damiron | 08/09/2019

Comment peut on encore s’interroger sur les choix à faire sur la question de la ressource? Nous sommes au pied du mur collectivement. A quoi cela va servir de développer le tourisme si nous n’avons plus d’eau? A quoi cela va servir de cultiver du maïs pour bétail si de toute manière nous n’avons plus d’eau ou si, devenue rare , elle devienne trop chère? Il faut utiliser les terres agricoles pour produire ce qui nous nourrit directement en local. Il faut développer le tourisme sur des espaces sans valeur patrimoniale . On peut tout concilier mais il faut faire des choix pour le collectif et non l’interet particulier, faire des choix de long terme et pas de court terme

La discussion en ligne est clôturée depuis le 12 septembre au soir.
Rendez-vous le 2 octobre à Saint Gaudens pour la restitution du dialogue citoyen.


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